« Retour au blog de beru03

Chapitre 3ème : « Dans lequel j'apprends à mes dépens que les toilettes des trains ne sont pas sûrs »

Chapitre 3ème : « Dans lequel j’apprends à mes dépens que les toilettes des trains ne sont pas sûrs »
Cette fois, ce n'est plus mon noble estomac qui me tiraille mais ma vessie.
(A la surprise générale, il m'est forcé de reconnaître que dans mes histoires, les héros vont aux toilettes, même quand c'est présentement moi qui les interprète ! :)

Les seuls cagoinsses à proximité semblent occupés. J'patiente. Après une poignée de minutes, la porte s'entrouvre et c'est un homme râblé qui en sort. Il ne me jette pas un regard, disparaissant déjà derrière la vitre en verre. Z'avez déjà été confrontés (lecteurs masculins composant l'auditoire) à l'épique mission qu'est l'utilisation de toilettes dans un T.G.V ? Vous savez tout comme moi qu'il est donc plus que délicat de conserver toute sa dignité et l'altier de sa personne dans pareille situation. Inutile donc de préciser que mes efforts paraissent bien dérisoires au vu des secousses (cousses) que j'essuie* (le terme est juste, je trouve). J'ai l'impression qu'une vache de country a élu domicile sous mes pieds. Je tangue, suis bousculé, ébranlé (n'insistez pas !), baladé, projeté dans l'exigu cabinet de toilettes. Mais je tiens bon, j'ne lâcherai pas la rampe. Il en faut plus pour désarçonnez une bestiole de ma trempe* (les termes sont, une nouvelle fois, très justes !)

Soudain, une embardée plus virulente que les précédentes m'envoie violemment promener contre le lavabo. Mon coude en prend pour son argent ! Le miroir des W.C aussi... Je viens de m'offrir le luxe de 7 années supplémentaires de malheur. Il ne manquerait plus à ma guigne que je me mette à saigner de la narine gauche, que je me renverse du vin sur les grolles (miraculeusement, je les ai d'ailleurs épargnées) ou bien que je mette ma chemise à l'envers. Mon coude, ossature brigande, n'a rien. Le miroir par contre, ne peut donc pas en dire « Otan » ! (C'est un miroir français né en 1967 alors forcément... !)

Chose étrange, scotchée dans la cavité découverte par ma bévue se trouve une petite boîte noire. Ce qui ne me rassure pas du tout, c'est la jolie petite minuterie qui s'écoule devant mon air d'ahuri. C'est sans s'occuper outre mesure de moi que les bâtonnets forment un décompte... Il reste 01h29 ! Une heure et demie avant je ne sais quoi, mais à mon avis, un « je ne sais quoi » qui ne présage rien de bon...


Et si les 7 ans de malheur prenaient effet maintenant ?

# Posté le mercredi 04 juillet 2007 07:20

Modifié le mercredi 04 juillet 2007 12:33

« Article précédent : Chapitre 2ème : « Dans lequel j’apprends que le D....

Article suivant : Chapitre 4ème : « Dans lequel j’apprends que prend... »