Je replace hâtivement les plus gros morceaux de miroir et sans vouloir flamber, faut l'dire, j'ai une chance insolente (effectivement, ma situation invite tout de même à relativiser la précédente affirmation, tu n'as pas tort !) Mon coude est un esthète ! Je rassemble les morceaux brisés et les insère « comme si de rien n'était » à leurs places d'origine. Si le train se remet à jouer la valse à 1000 temps, je ne donne pas cher de mon puzzle de fortune. Alors me viens une idée. Quand y en a marre, y a Malabar©, n'est-ce pas ? Je plonge dans ma poche droite et en extirpe un chewing-gum. Hop', il plonge dans ma clape.
Je mastique (qui ne le fait pas ?) jusqu'à obtenir une bonne pâte humide. Je dépose un échantillon de cette mixture derrière la plupart des fragments et rassemble le tout. C'est précaire ! Ca ne tiendra pas une tempête mais ça tiendra ! Je me passe les paluches sous l'eau, j'ai l'bout des doigts aussi collants qu'un bas en nylon. (Je ne saurais expliquer d'où me viennent ces métaphores foireuses, une trop grande consommation d'oxygène peut être ?)
Il faut maintenant agir ! Oui, mais comment ?
